lundi 15 avril 2013

Madrid (Suite)

La première idée qu'on se fait de Madrid, c'est le ciel bleu, les terrasses de cafés , quelques palmiers, une sorte d'image stéréotypée du "bonheur". Eh bien nous l'avons vue, nous confirmons que cette image existe.




Nous étions cependant en route pour une deuxième visite "incontournable", celle de la collection Thyssen - une merveille que je ne vous détaillerai pas ici mais qui m'a comblée.
Dès l'entrée je suis surprise par une toile du Tintoret représentant "Le Paradis". Moi qui aime tant les peintures primitives de l'Enfer (Bosch, entre autres), je trouve ce tableau irrésistible.




Il y a aussi (dans le désordre) une remarquable collection de peintures hollandaises du XVIIème siècle (dont 3 Frans Post), un superbe Caravage, des Dali, du "Pop Art" et, je ne garde pas le meilleur pour la fin, mais j'ai tout de même eu le grand plaisir de retrouver 2 très beaux Hopper. J'en oublie bien sûr des dizaines. Ce fut un véritable émerveillement.







A la sortie du musée, parcs et jardin nous enchantent par leurs couleurs.




Voici sans doute le plus célèbre d'entre eux, à l'entrée majestueuse : le Parque del Retiro. Moi qui habite à côté des Buttes Chaumont, je suis surprise par les dimensions de ce parc au coeur de la ville.




On y trouve à proximité des bouquinistes qui n'ont peut-être pas le charme de ceux des quais de Seine, mais la zône est piétonne là encore, quel calme, quel plaisir!




Dans ce parc se trouve le "Palais de Cristal" qui sous l'effet du soleil apparaît comme une sorte de mirage. Superbe structure, harmonie des courbes...







Au milieu de la verdure se trouve aussi le Palacio Vélasquez...




... mais mon regard s'est bien vite porté vers un grand plan d'eau où, en ce weekend ensoleillé, les madrilènes rament pour se donner l'illusion, peut-être, de n'être pas loin de la mer...




Ce fut, pour eux et pour nous une magnifique journée (d'été, dirait-on à paris...)

dimanche 14 avril 2013

Découverte de Madrid

Premier passage obligé (et choisi, naturellement) : le musée du Prado. Il eut été ridicule d'essayer de tout voir et plus encore de tenter une initiation raisonnée à la peinture espagnole que je connais mal. Alors j'ai fait des choix cruels, mais découvert des chefs d'oeuvres que je n'avais vus qu'au travers de media et bien sûr le quasi-contact avec l'oeuvre est fabuleux : nombre de toiles du Greco, 6 de Claude Lorrain, une merveille, 2 d'Hubert Robert et non des moindres, des Brueghel (dont un remarquable "Triomphe de la Mort"), quelques Anglais du Siècle d'Or, etc... C'est bien subjectif et éclectique comme choix, mais, et de loin, préférable pour ce qui me concerne à une visite systématique et laborieuse.





Mon attention, côté architectural, a été bien autant attirée par le Ritz : belle allure, grande classe, un autre monde...




Mais nous voici arrivés au coeur de la vraie ville et de la vraie vie : la plaza Mayor, ses arcades, ses cafés, le coeur de la ville.




Deux rues plus loin,  le fameux marché San Miguel datant de 1916, le petit cousin de notre Pavillon Baltard. Celui-ci n'a plus rien à voir non plus avec le marché couvert d'antan : c'est le paradis des gastronomes, un espace "glamoureux", un point de rencontre pour les gourmets, le lieux idéal pour manger quelques tapas et bien plus, le cas échéant.








Et les surprises nous attendent à chaque coin de rue (piétonne, quel bonheur!), tel ce superbe lézard fait de CDs. Je dois avouer que j'ai beaucoup aimé.




Comme toujours, il faut flâner, ne pas hésiter à quitter ses pieds des yeux (la ville semble très propre!) pour voir ce qui se passe autour. Comme ces autocars de touristes aperçus au pied de certains monuments me font pitié...

samedi 13 avril 2013

Départ vers Madrid

Partir de Paris après un si long et si froid hiver, c'est pour trouver au moins un peu de soleil.  Mais nous sommes encore en avril et toute la neige tombée sur les Pyrénées n'a pas encore fondu...




Le ciel semble cependant s'éclaircir, on aperçoit un peu de bleu au moins...




Sur les autoroutes espagnoles, la "décoration",  même si elle manque un peu d'originalité, est là pour rappeler à celui qui l'aurait oublié, que nous avons bien passé la frontière...




Mais nous voici déjà dans les faubourgs de la capitale qui ne diffèrent en rien de ceux des autres capitales.







Le centre ville nous réserve, lui, de belles surprises : une architecture sophistiquée souvent rénovée ou bien conservée, et des espaces piétonniers nombreux; une ville sans voiture (enfin avec peu de voitures), des bus électriques, un métro propre - j'idéalise peut-être, mais la première impression est favorable.




Voici la rue (piétonne) dans laquelle nous avons loué un studio.




L'entrée de l'immeuble est impressionnante...




... et celle de ce qui fut un jour un appartement à présent divisé en studios, monumentale. Il y a eu des époques (peu enviables) où tout le monde n'était pas pauvre en Espagne...




Bien qu'il y ait 2m80 de hauteur sous plafond et des volets intérieurs très classieux, la déco du studio est résolument moderne. Et ce soleil qui nous a tant manqué est bien présent. Ces quelques jours à Madrid s'annoncent bien.



jeudi 11 avril 2013

Variations cinématographiques

Il fait beaucoup trop froid pour aller ailleurs qu'au cinéma!!

Bien sûr ce film de Pedro Almodovar n'est pas une oeuvre impérissable, mais il présente en ces temps de grisaille et de froidure hivernaux l'avantage de faire sourire. Tout y est, volontairement bien sûr,  surjoué et caricaturé. Mais la petite chorégraphie des stewards gays sur un morceau des Pointer Sisters est en soi un chapitre d'anthologie. Ca ne va pas loin, ça ne refait pas le monde mais dans un avion qui risque de se casser la gueule, ça fait du bien (et la métaphore n'échappe à personne).








Je suis allée en toute confiance voir Quartet, le premier film de Dustin Hofman metteur en scène. Ce ne sont pas les talents qui manquent, des acteurs au metteur en scène, aidés par un magnifique manoir dans notre chère campagne britannique.
Mais on m'avait promis un film tendre, humoristique respirant l'envie de vivre - ce n'est pas du tout ce que j'ai ressenti chez ces chanteurs et musiciens en fin de vie. 
Rien à voir avec Young @ Heart (traduit en "français" par I Feel Good), sorte de documentaire musical sur une chorale dont les membres âgés de 75 à 93 ans nous avaient certes émus voire fait verser quelques larmes, mais dont on sortait ragaillardi. Ca n'a pas été le cas avec Quartet, mais ce printemps qui n'en finit pas de venir n'y est peut-être pas pour rien non plus...







Ah! avec  Ziggy Stardust and the Spiders from Mars, l'inoubliable concert de David Bowie à L'Hammersmth Odeon de Londres en 1973, là on entre de plain pied dans la légende, dans le mythe… Et ça, c'est du bonheur sur pellicule (même si la copie a les défauts de l'époque). Il n'y a rien à dire sur la mise en scène ni sur l'"acteur" principal (ah si, à cette époque il était vraiment magnifique, que dis-je, flamboyant, même s'il est encore beau et que son dernier album est un succès). Je ne peux qu'attendre avec la plus grande impatience l'expo "David Bowie Is" au Victoria & Albert Museum! I would even go as far as saying "he is and will always be".








Pour " Perfect Mothers", dont  bien sûr je connaissais la nouvelle de Doris Lessing intitulée (non sans raison) The Grandmothers, je n'ai pas un seul instant été choquée par le propos qui ne décrit en rien des "mères parfaites". Cette manie d'appeler des romans ou des films au titre d'origine anglais par un autre titre anglais pour la distribution en France (Happiness Therapy, Good Morning England, etc…) est pour le moins étrange!!
Les images sont belles, les actrices et acteurs (mères et fils) superbes et font nécessairement passer les personnages secondaires pour inutiles, voire inexistants. Ne restent que la mer, le soleil, la beauté et un plaisir auquel on se laisse prendre en dépit du coup de canif à la morale traditionnelle. En cela, la réalisatrice a été fidèle à Doris Lessing en ne proposant pas une quelconque interprétation personnelle.





Bon allez, continuez à aller au cinéma! Moi, je pars, dans l'espoir de trouver peut-être un peu plus de soleil et de chaleur, à Madrid et à Lisbonne.

lundi 1 avril 2013

Le Lac des Cygnes

Il faisait très beau aujourd'hui à Paris (et ce n'était pas arrivé depuis un moment), mais il faisait aussi très froid (ça, depuis 6 mois, on a pris l'habitude). Pas grave, ça permet de voir le Palais des  Congrès avec un ciel bleu à faire pâlir ceux qui sont encore aux Caraïbes, na!




 Et moi, je vais réaliser (encore) un des "rêves de ma vie" : je vais voir Le Lac des Cygnes De Tchaïkovski, présenté par le Saint-Pétersbourg Ballet Théâtre - le classique des classiques pour les passionnées de danse, comme moi, qui repensent avec émotion à leur rêve contrarié de petite fille. Ce rêve s'est déjà partiellement réalisé puisque j'ai repris les cours de danse classique (à défaut de faire du bateau au gré des alisés) et aujourd'hui c'est l'émerveillement.




Il est bien entendu interdit de prendre des photos pendant la représentation, mais j'en ai emprunté quelques-unes pour vous donner un idée. J'étais dans le "carré d'or", au 7ème rang. Le bonheur existe, je l'ai rencontré!




Je vous épargne l'histoire  du gentil Prince Siegfried, ébloui par la reine des  cygnes, aux prises avec le méchant sorcier qui essaie d'empêcher ces deux-là de mettre à exécution leur promesse d'amour éternel...



Mais, cygne blanc ou cygne noir, Irina Kolesnikova, «diva de la danse que peu d'autres étoiles peuvent égaler» (comme l'a écrit un critique) est absolument superbe.




Que dis-je superbe, royale.




Standing ovation, gerbe de fleurs, rien n'a manqué. Ce fut magique.

vendredi 22 mars 2013

Musique, peinture, cinéma...

L'an dernier (enfin, en novembre 2011) - j'ai une notion étrange du temps depuis mon retour des Caraïbes - j'ai eu le plaisir inespéré de voir Patti Smith en "concert privé" à la Fondation Cartier. C'était un évènement tellement inattendu, tellement inespéré, tellement magique car peu nombreux, nous, "public",  étions très proche de la chanteuse qui s'est laissée aller à un échange naturel avec nous. Quel talent, quelle culture, quel humour, quelle énergie! Et parmi les chansons qu'elle nous a fait le plaisir d'interpréter se trouvait une chanson appelée "Beneath Closed Eyes" dont depuis plus d'un an je cherche l'enregistrement.
J'ai récemment fait la connaissance d'un "spécialiste" de la chanteuse et qui cependant n'a jamais entendu parler de ce titre... Qu'importe, le mystère persiste. Peut-être n'était-ce que l'ambiance du moment qui lui a fait interpréter cette chanson qui n'a pas été enregistrée? 




Rien sur internet, bien sûr, juste un indice pictural - ce qui n'a rien d'étonnant quand on connaît le goût de la chanteuse pour l'art. Il s'agit d'un tableau d'Odilon Redon (peintre symboliste de la fin du XIXème siècle, à découvrir, mais ce sera pour plus tard) intitulé "Closed eyes" qui existe en trois versions.










Différentes mais intéressantes car que peut-il se passer sous ces "yeux fermés"? A suivre.

Quand le printemps arrive à Paris, il ne fait pas nécessairement beau et doux encore qu'en début d'après-midi j'ai pu prendre un café en terrasse avant d'aller au cinéma! Quel plaisir! Il s'agissait du film "No"du metteur en scène chilien  Pablo Larrain sur un épisode peu connu chez nous de la vie politique chilienne (la défaite au référendum organisé par Pinochet en 1988 et que contre toute attente, il perdit). Mais soyons franche, j'y suis allée pour revoir Gaël Garcia Bernal (excellent) que je n'avais pas vu dans un rôle aussi puissant depuis les Carnets de voyage de 2004, film dans lequel il interprétait celui qui allait devenir le Che. Quel charisme! Bien sûr on se souvient des Amours chiennes et de Babel d'Iñárritu, de La science des rêves de Michel Gondry, mais il n'y a là rien de comparable, ce qui dans une certaine mesure, montre l'étendue de son talent.




Pour plus de détail voir, comme toujours www.leblogbuster.fr

mardi 5 mars 2013

Deux concerts pour le prix d'un!

Concert au Trianon hier soir : rien à voir avec Versailles (encore que la salle soit belle). Il s'agit d'un haut-lieu de la culture pop pourrait-on dire si ce mot convenait, ce qui n'était pas le cas hier soir. On connaît (ou connaîtra bientôt) mes goûts très éclectiques en musique comme en peinture ou en littérature. Mais le lieu d'abord, à Paris, M° Anvers, on ne s'y attend pas vraiment.



                                      





Premier artiste (guest star) : Jack Savoretti - chanteur guitariste accoustique d'origine italienne élevé à Londres. Beau mélange, beaucoup de talent et d'aisance (on a parlé de Simon et Garfunkel, de Bob Dylan... ) On ne se remet pas vraiment des sixties...




Bien sûr la photo prise sur place avec mon téléphone ne vaut pas celle parue sur internet, mais au moins, c'est la mienne. Une demi-douzaine de chansons. A découvrir si ce n'est déjà fait.







Puis arriva Jake Bugg, à peine 19 ans (mais oui!), apparemment taciturne, mais tellement de talent : guitariste auteur-compositeur, là encore de folk-rock, influencé (bien sûr) par Dylan voire Johnny Cash. Mais quelle force, quelle conviction. Talent reconnu par ses pairs, et non des moindres (Noël Gallagher, Elton John, Lily Allen, et la liste s'allonge de jour en jour)



Là encore ma photo ne pourra guère rivaliser avec celle qui le présente mieux au naturel mais son "light show" était à la hauteur de son talent et le public a apprécié. Une belle soirée.




Et si vous ne connaissez pas, essayez