lundi 25 juin 2012

Séraphine Louis (1864-1942) au Musée Maillol

L'avantage à Paris, quand il ne fait pas beau, c'est qu'on a de quoi se distraire. Heureusement d'ailleurs,  car ce printemps, aux dires de tous, et ce n'est donc pas médisance de ma part, a été bien pourri.
Et il y en a pour tous les goûts, qu'il s'agisse d'une découverte ou d'une re-découverte.

Il y a eu à Paris fin 2008, tandis que je goûtais aux charmes de la Caraïbe, une exposition au musée Maillol sur Séraphine Louis (dite de Senlis).  L'ayant donc ratée à l'époque et voyant sur l'Officiel que des toiles y étaient à nouveau exposées, je me précipite. Erreur tactique si l'on peut dire : je découvre que ladite exposition ne comprend qu'une demi-douzaine de toiles présentées au 2ème étage, tout le rez-de-chaussée et le premier étage étant occupés par d'autres expos. Et il faut payer le prix fort, par de billet séparé pour l'une ou l'autre des expos. Il n'y a pas de petit profit. A l'inverse, dans la boutique, pas une monographie, pas une carte postale sur l'oeuvre de Séraphine, juste une petite affiche . Bon, tant pis.





Même s'il n'y a que peu de toiles, elles sont magnifiques : une abondance qui remplit l'espace pictural de fleurs, de feuilles, de fruits colorés, lumineux, une profusion qui fascine.








Et pour la petite histoire, un remarquable film a été fait par Martin Provost en 2008 qui retrace l'histoire peu commune de cette femme de ménage visionnaire (merveilleusement interprétée par Yolande Moreau)



mercredi 13 juin 2012

Les Maîtres du Désordre

Quand il ne fait pas beau à Paris, on ne peut pas se dire, "ce n'est rien, ça va se lever". Il est des jours où on sent bien que ça ne va pas se lever, le ciel est plombé, on a le moral dans les chaussettes, on en vient à se demander si la Tour Eiffel ne va pas finir par rouiller... Et nous ne sommes plus qu'à une semaine de l'été...




Ayant décidé de ne pas me laisser démoraliser par ce temps maussade, je pars à la découverte du musée du quai Branly : bâtiment moderne et impersonnel mais superbes jardins. Ah, comme ce serait agréable qu'il fasse beau! Mais n'insistons pas.




Le musée abrite depuis plus d'un mois une exposition au titre prometteur : "Les Maîtres du Désordre".




Mais qui sont-ils, ces "maîtres du désordre"? Les chamanes et autres intercesseurs  chargés de négocier avec les forces du chaos prêtes à détruire à tout moment le fragile équilibre de nos sociétés depuis toujours. Nombreuses sont les traditions qui mettent en scène partout dans le monde (de l'Egypte ancienne aux nombreuses tribus africaines, indiennes - mais ce ne sont pas les seules - en passant par les carnavals et autres manifestations expiatoires) l'éternel combat de l'ordre et du désordre. Toutes ont leur place dans cette fascinante exposition.






Les thèmes abordés sont accompagnés par les oeuvres d'artistes contemporains. Leur présence illustre le lien qui existe entre ces multiples traditions et nous.




Et si es dieux nous entendaient et en parlaient au soleil... peut-être déciderait-il de revenir briller sur Paris?